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In FAIRness

Au début mai chaque titulaire a reçu un e-mail l’informant de la qualification de sa performance. Commentaire quelques jours plus tard d’un collègue, Pi1, qui est assez dépité : « Ça y est, mon chef m’a collé un ’fair’, c’est fichu pour moi ! » Pourtant, il avait l’impression d’avoir bien fait son travail tout au long de l’année. Certes, s’il équilibre au mieux travail et vie privée, normal avec trois enfants, d’autres favorisent clairement le travail ; mais, n’est-ce pas un choix personnel, après tout ?

Oui, lors de l’entretien d’évaluation il avait eu l’occasion de parler avec son superviseur, mais à cette occasion pas plus qu’au cours de l’année ce dernier ne lui avait indiqué souhaiter plus de ceci ou moins de cela. Comme, en plus, ce n’est pas lui qui est venu avec l’annonce de la qualification, un e-mail l’a fait, aucune information claire sur les progrès qui sont peut-être attendus ! Et Pi ne voit pas l’intérêt de s’entendre dire comme Martina1 de l’étage du dessus : « Ce n’est pas la fin du monde, au contraire ; vous avez eu l’occasion de parler de vos résultats lors de votre entretien d’évaluation. » Alors, il décide d’aller voir son délégué à l’Association du personnel puis son HRA.

À l’Association, Pi a une bonne discussion avec son délégué. Il en ressort avec plein d’idées : demander un entretien à son superviseur, peut-être en présence de son délégué, pour enfin comprendre ce qui se passe et ce qui est attendu de lui à l’avenir ; consigner pendant cet entretien un maximum d’informations, envoyer les plus importantes pour en obtenir confirmation au superviseur ; avant tout, retrouver les e-mails de sa hiérarchie dans lesquels l’appréciation de son travail est indiquée et bien les comprendre. En tout cas, à l’avenir, ne jamais hésiter à résumer dans un e-mail tout entretien avec sa hiérarchie et demander si le résumé est fidèle à ce qui a été dit. Aussi, se rapprocher de ses collègues, voir ce qu’ils en disent, quels conseils ils peuvent avoir, y compris sur la relation avec son superviseur et les attentes de ce dernier.

Aussi, Pi est rassuré : s’il le fallait vraiment, si sa hiérarchie n’a vraiment pas joué son rôle dans le passé ou ne le fait pas à l’avenir, il y a la possibilité de contester une telle décision. Si, vraiment, les attentes de la hiérarchie impliquent un déséquilibre entre travail et vie privée et/ou un stress trop important, il y a la possibilité d’en parler avec le superviseur de son superviseur, accompagné peut-être de son délégué.

Enfin, il est aussi plus au clair sur ce qu’il peut attendre de son HRA et il sait que celui-ci a un rôle à jouer, en particulier si l’entretien avec son superviseur ne lui donne pas entière satisfaction. Mais, surtout, il sait qu’il peut et pourra compter sur son délégué et, s’il le faut, sur la Commission des cas particuliers de l’Association.

 

1 Prénoms d’emprunt