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Résultats de l’exercice MARS 2012

Par rapport au système MAPS, le MARS a permis de protéger le budget d'avancement en le définissant par filière en par personne éligible. Ceci se voit clairement dans le tableau 8, qui montre le budget dépensé par filière pour l’exercice 2012 (en pourcentage) par rapport au nombre « théorique » d’échelons disponibles (deux par titulaire éligible + une partie proportionnelle aux éligibles du budget additionnel). Dans les filières A à D et F le budget d’échelons a été utilisé comme il se doit, alors que le large « déficit » dans la filière G semble avoir été surtout bénéfique à la filière F. Notons que pour contrairement à ce qui s’était passé les premières années du MARS, le budget dans l’ECE a été pratiquement totalement utilisé (98,38%), ce qui nous semble pertinent comme les personnes dans l’ECE y ont été admises parce qu’elles ont montré une performance particulièrement méritoire pendant une longue période.

Si nous regardons la Fig. 11, nous voyons que presque la moitié des titulaires ont reçu deux échelons, 22,84% un échelon et un peu moins de 10% zéro échelon. En étudiant la Fig. 16, on remarque qu’il n’y pas eu, en 2012, de titulaire avec une performance insatisfaisante. Les 9,93% de cas sans avancement (zéro échelon dans la Fig. 11) correspondent à une non-éligibilité pour un échelon périodique : (i) se trouver en période probatoire ; (ii) ne pas avoir sa performance qualifiée de « particulièrement méritoire » dans le ECE ; (iii) être bloqué à la fin d’une bande dans sa filière de carrière. Il est donc plus pertinent de considérer la Fig. 12, qui montre la distribution du nombre d’échelons pour les titulaires éligibles à l’obtention d’un échelon périodique. Nous observons que plus que la moitié des titulaires éligibles (52,80%) ont obtenu deux échelons, un quart (25,36%) un seul échelon (ce qui correspond aux directives pour cet exercice MARS, qui imposaient « au moins 25% de cas avec un échelon ») et un cinquième (20,25%) avec trois échelons. Seulement une petite fraction (1,58%) a été récompensée avec quatre ou cinq échelons.

Il est également intéressant de voir comment le nombre d’échelons attribués varie avec l’ancienneté, c.-à-d. le nombre d’années passées dans l’Organisation, qui est évidemment fortement corrélé avec l’âge. La Fig. 13 montre que les perspectives de progression dans la carrière sont meilleures en début de carrière. D'’n autre côté, il y apparaît aussi assez clairement que l’absence de l’attribution d’un échelon est due aux trois effets mentionnés ci-dessus : à gauche du graphique la période probatoire (i), caractérisée par une ancienneté de moins d’un an, et à droite du graphique, les effets de fin de carrière (ii) et (iii). En ce qui concerne l’ECE (ii), la Fig. 14 met en évidence le fait que les titulaires n’y ont pas droit à un échelon périodique, parce que 27% n’ont pas eu d’échelons additionnels pour performance « particulièrement méritoire ». Pour le reste la Fig. 14 indique que le nombre d’échelons ne fluctue pas trop en fonction de la filière de carrière. Notez la distribution dans la filière G, où, sur proposition du Directoire, presque la moitié (45%) des éligibles se sont contentés du seul échelon périodique, ce qui a permis d’être un peu plus large avec le budget dans les autres filières (voir tableau 7), tout en utilisant 99,74% du budget d’avancement total prévu.

En ce qui concerne les promotions, dans les filières A à E 71 titulaires (9% des éligibles) ont changé de bande a à b ou de b à c, 14 titulaires (sur 37 éligibles) sont entrés dans le ECE ; dans les filières A à C 51 titulaires sont passés dans une filière supérieure, alors que 5 titulaires sont passés de la filière D à E.

En ce qui concerne les filières F et G, 29 titulaires ont été promus de E à F, 17 titulaires de Fb à Fc, 5 titulaires de Fc à Ga et 4 titulaires de Ga à Gb. Il est à remarquer que pratiquement toutes les propositions des départements ont été acceptées, ce qui semble prouver, d’après la Direction, que les comités MARS ont atteint un niveau convenable de maturité et que grâce à l’implication des HRA en amont dans le processus les propositions sont d’abord discutées informellement pour sonder leur faisabilité avant d’être transmises officiellement.